Captain fantastic
05/11/2016 17:24 par bonnyportmore
Dernier film de Ken Loach qui a reçu la palme d'or 2016. Un homme malade du coeur se voit suspendre ses indemnités invalidité à cause d'un questionnaire stupide. En attente de faire appel, il se doit de pointer au chomage, s'intitier aux nouvelless technologie et se trouve confronté aux abérations de la machine administrative. Il se lie avec une jeune mère et ses deux enfants. L'entraide la solidarité sont au coeur de ce film très justement interprété.
Adam et Eve forment un couple de vampires lettrés et cultivés. Dans le port marocain de Tanger, Eve compte sur Christopher Marlowe, le concurrent malheureux de Shakespeare, pour l'approvisionner en poches de sang sain et reste en contact avec son compagnon Adam qui vit à Detroit. Punk aristo lassé par la médiocrité des zombies (les humains), Adam a des idées suicidaires, surtout après la destruction de ses instruments de musique. Animée d'un obscur pressentiment, Eve prend l'avion pour Detroit. C'est alors que ses retrouvailles avec Adam sont perturbées par l’arrivée d’Ava, la sœur éternellement adolescente d'Eve, une enfant qui préfère s'abreuver à la source.
.Dès lors, l’input ayant été donné, le personnage prend la route et le récit se déroule, comme une nonchalante déambulation. En cela, Only Lovers Left Alive est le film le plus sédentaire de Jim Jarmusch, à l’image de son personnage principal, Adam (Tom Hiddleston), énigmatique compositeur de rock indus claquemuré dans une tour d’ivoire aux allures de bicoque décatie en plein no man’s land de Detroit.
Cette sédentarisation du héros jarmuschien est un signe. Le monde ne vaut même plus qu’on le traverse. Il n’a plus rien à offrir. Ses meilleurs fruits ont déjà été cueillis il y a longtemps (pêle-mêle le rock pionnier d’Eddie Cochran, les peintures de Basquiat, le théâtre de Marlowe, autant de fétiches révérés, exhibés comme des vestiges d’une civilisation disparue).
C’est en tout cas ce que pense Adam, qui a fait du passéisme une force active, un principe de révolte, mais dont la seule forme de refus est la bunkerisation. Seul dans sa demeure, il compose d’entêtantes boucles mélodiques. Autour de la maison, de jeunes fans se pressent pour apercevoir l’artiste mystérieux qui ne se montre pas, qu’on peut simplement espérer apercevoir parfois la nuit. Oui, seulement la nuit, puisque Adam est un vampire. Mais un vampire ultra-contemporain, qui comme beaucoup d’humains du XXIe siècle a réformé ses pratiques alimentaires, ne chasse pas, n’égorge pas les gens et s’approvisionne dans des labos sanguins. Un vampire vegan et bio en quelque sorte.
La misanthropie d’Adam est probablement en partie celle de Jarmusch, dont l’horreur que lui inspire le monde contemporain était déjà largement le sujet de The Limits of Control (dans lequel il fallait abattre un personnage incarné
par Bill Murray, accusé d’avoir fait des sciences économiques une dictature). Detroit est évidemment la scène parfaite pour représenter l’agonie hideuse du capitalisme. Et le film en tire un parti saisissant le temps de longues traversées nocturnes en voiture, où les personnages ne croisent jamais personne nulle part. Y apparaît une ville industrielle du XXe siècle vidée de son contenu humain et peu à peu rognée par la décomposition, rendue à la vie sauvage, où quelques tribus hipsters font figure de survivants et composent avec la décroissance.
Mais si Jarmusch partage la sévérité de jugement d’Adam, il exerce aussi une ironie bienvenue sur cette humeur grognonne de vieil ermite, pour qui tout est foutu et qui préfère écouter en boucle ses vieux vinyles. Il adjoint surtout à Adam une figure mi-jumelle mi-compagne, prénommée évidemment Eve (Tilda Swinton). Eve, résidant à Tanger, est plus empathique avec ces dégénérés d’humains (qu’Adam appelle les zombies et dont il décrète que Los Angeles est leur capitale) et elle investit un minimum le futur, veut croire qu’un rebond est encore possible, même lorsqu’on a le sentiment d’être parvenu au bout du temps.
C’est peu dire qu’Only Lovers… n’est pas un film de vampires. Jarmusch désactive toutes les conventions du genre : pas de traque, pas de suspense, (quasiment) pas de meurtres. Le vampire ne l’intéresse pas du tout comme prédateur – donc potentiel héros de film d’action – mais comme immortel – donc spectateur de ce temps immobile qu’est l’éternité, héros archétypalement moderne, dans le sens antoniono-wenderso-jarmuschien. Le temps ne passe pas, ne passe plus. Il s’accumule. Il n’y a plus rien à attendre et pourtant rien d’autre à faire qu’attendre.
Cette stase, propre à l’immortalité vampirique, Jarmusch s’y intéresse moins en tant que grand formaliste (ce que pourtant il est) que pour son enjeu existentiel. Ce vampire, alourdi par un poids démesuré de vécu, c’est évidemment l’homme middle age, persuadé que le meilleur à vivre est depuis longtemps derrière.
Le sujet du film, c’est la lassitude d’exister, l’harassement d’être au monde, ce sentiment si pesant que tout le sable est au fond du sablier sans pouvoir trouver en soi la force pour le retourner. N’y a-t-il rien de plus décourageant finalement que de ne cesser de se survivre à soi-même ?
De façon tout à fait inattendue, ce film humoristiquement dépressif se suspend sur une folle remontée du désir. Comme dans Detroit sinistré, où peu à peu la nature reprend ses droits, et où une végétation luxuriante transperce le bitume, une repousse est toujours possible là où le désert semblait l’horizon. Il suffit d’un corps (deux en l’occurrence) pour stimuler une grosse remontée désirante. Il suffit d’une canine pour que la vie s’écoule à nouveau en soi. Il suffisait d’une bonne métaphore (ces vampires-dandys sublimes) pour que Jarmusch livre son film le plus séduisant et intime.
En somme, tu es une nonne juive »... Anna regarde, interloquée, cette parente inconnue que la supérieure de son couvent lui a demandé de rencontrer avant de prononcer ses voeux. Elle est pure comme une héroïne de Robert Bresson, la petite Anna, ses yeux semblent rappeler à chacun une innocence perdue. Quand elle sourit, trois fossettes se forment au coin de sa bouche. Le jeune joueur de saxo qu'elle rencontrera plus tard le lui dira : « Tu ne sais pas l'effet que tu produis »... Elle fait face à cette tante jamais vue, étrangère, une de ces femmes dont on devine, en un instant, la lassitude et le mépris de soi qui suscitent forcément la haine des autres. Doucement, presque tendrement, Wanda révèle la vérité : Anna ne s'appelle pas Anna, mais Ida. Elle est la fille de juifs disparus durant la guerre. Dénoncés. Tués. Depuis longtemps oubliés. « Où sont-ils enterrés ? » demande Ida. Nulle part. Comment ça, nulle part ?
C'est presque un polar classique, avec enquêteur expérimenté et débutant candide. Les enquêtes, Wanda connaît. Elle était procureur de la République dans le Parti communiste polonais des années 1950, et on la surnommait « Wanda la Rouge » quand elle condamnait, par paquets, des sociaux-traîtres au nom d'un idéal depuis longtemps perdu, aussi dangereux à ses yeux, désormais, que la foi inébranlable, irrationnelle qu'elle lit sur le visage de sa nièce. Alors, l'une pour découvrir ce qu'elle est, l'autre pour oublier ce qu'elle a été, Ida et Wanda entreprennent un périple dans la Pologne grise et gelée des sixties, où les jeunes gens, qui ressemblent aux ados de Milos Forman dans Les Amours d'une blonde, s'ennuient dans des hôtels tristes aux sons de tubes yéyé. Où les vieux, seuls, s'amusent comme pour mieux s'étourdir... Au bout de leur quête, l'effroi les guette : car c'est l'amnésie volontaire du pays qu'elles révèlent. L'horreur niée, jamais expiée, le mal accompli par tant de médiocres, pour des motifs parfois vils et désespérants : s'approprier une maison, un terrain... Comment vivre après cette découverte ? Comment croire en Dieu ? Pire encore : comment croire en l'homme ?...
C'est un film aux immenses espaces vides. La lumière qui l'irradie semble écraser des personnages que Pawel Pawlikowski filme souvent au bord du cadre, comme isolés ou apeurés. Ces plans fixes en noir et blanc, entêtants, beaux, presque esthétisants, suscitent le trouble et le mystère. Le film change, passe constamment du secret à la vérité, de l'ombre à la clarté, des refrains délicieusement superficiels(Love in Portofino, 24 000 Baisers, Guarda che luna) au jazz de John Coltrane, qui fait entrevoir à Ida la beauté et la mélancolie de la vie.
Pawel Pawlikowski est un cinéaste de l'absolu. Ses personnages s'y plient ou en meurent. Dans son film précédent, le superbe et méconnu La Femme du Ve, le héros (Ethan Hawke) acceptait, après un long parcours dans un Paris métamorphosé en ville cauchemardesque, de sacrifier sa vie à son art. Il plongeait dans son destin... Ida, elle, tente de résister : elle ôte son voile, libère ses cheveux, emprunte la robe et les souliers noirs de sa tante, suit le beau saxophoniste qui lui a fait entrevoir le monde. Il lui propose de partir avec lui. Elle sourit : « Et après ? »... « Après, on achètera un chien et une maison ! Et on aura des enfants. » Oui, mais après ?... « Après, on aura des problèmes, comme tout le monde ! »...
Ida marche sur une route. La voilà en route. Elle a vu la médiocrité du monde. Elle croit toujours à un possible au-delà. Un prélude de Bach l'accompagne, celui-là même qu'avait utilisé Andreï Tarkovski dans Le Miroir. Et c'est bien ce que filme Pawel Pawlikowski, en définitive : nos reflets dans une glace. — Pierre Murat
Pierre Murat
Nous ne pouvons changer que ce qui dépend de nous. Le grand défi de cette étape est de réussir à prendre la responsabilité sans se culpabiliser. Car une autre manière de refuser la douleur de la responsabilité de sa vie est de se sentir coupable. Le sentiment de culpabilité est une esquive, un évitement.
Voix off agency est une agence spécialiser dans la voix off. Je suis allée la visiter. Accueil très chaleureux dans Montreuil. Petit café, chocolat à l'éffigie de la boite, de quoi nous mettre à l'aise.
Notre hotesse nous explique les caractéristiques de l'entreprise. Mais qu'est ce la voix off? Ce sont toutes ces voix qui pénétre notre quotidien: la dame de la sncf, le doublage des documentaires sur arte (voice over : baisse de la voix d'origine et la voix est surplantée par une voix française), les bandes annonces de publicité, les doublages de films d'animation (postsynchronisation), les serveur vocaux intéractifs, les jeux vidéos (ubisoft).
Travaillant aussi bien pour les entreprises (films institutionnels) que pour d'autres annonceurs et sociétés de production (canal, NRJ12), elle fait des casting de voix pour trouver chaussure à son pied. La société propose plus de 50 langues et les comédiens doivent être des natifs speakers. Parfois, elle emploie des imitateurs. créee en 2007 par deux ingénieur du son et forte de ses 4 studios et 7employés elle propose aussi une sonothèque riche.
Après avoir fait un devis pour le client et obtenu un marché, le casting puis l'enregistrement ont lieu. le client peut guider le comédien via skype et les enregistrement peuvent avoir lieu à distance (ISDN). Puis nous passons en post production avec mixage et habillage sonore (son désign). Celui ci est fourni ou pas par le client.Nous sommes allés voir un comédien travaillant dans le studio. Il doublait un film d'animation. Ce métier ne s'improvise pas et il existe une formation voix off. Très souvent, le comédien ne découvre le script que sur place cela lui permet d'être au plus près des spectateurs car une partie trop travaillée perdrait de l'authenticité. Il doit suivvre la bande pour savoir quand intervenir. nosu nous sommes essayés au doublage; moment très intéressant car on se retrouve confronté à un texte inédit et au problème de décalage avec l'image.
Bref matinée très intéressante !
Il y a quinze ans, quatre fillettes étaient témoins du meurtre d’Emili, leur camarade de classe. Incapables de se souvenir du visage du tueur, elles étaient menacées de pénitence par Asako, la mère de la disparue. Contrairement à Sae et Maki, Akiko et Yuka veulent oublier. Et la mère d’Emili, que cherche-t-elle encore après tout ce temps ?
Des plans extrêmement bien filmés, subliment le film et donne une autre lecture des scènes. Les personnes, Akiko notamment sont riches, complexes et forts. Lien profond entre la vie et la mort le film de Kurosawa, nous offre différentes facettes de l'äme humaine. Cinq femmes et un destin commun, de lourd secrets planent ... La musique, aux accents bretons paradoxale, tranche dans le vif et rends les non-dits encore plus pesant. A voir !
51 libraires Sorcières de l’ASLJ (Association des librairies spécialisées pour la jeunesse) et 55 bibliothécaires de l’ABF (Association des bibliothécaires de France) ont choisi parmi les 30 titres de la sélection, les lauréats des prix Sorcières 2011, qui seront remis au Salon du livre de Paris au cours de la journée professionnelle du 21 mars.
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Les lauréats sont :
Prix Sorcières 2011 Un livre, d’Hervé Tullet
(Bayard Editions Jeunesse) remporte le prix dans la catégorie albums tout-petits. Il devance Il l’a fait, d’Ole Könnecke (L’Ecole des loisirs), Tout autour de moi, de Clotilde Perrin (Rue du monde), Mon hippopotame, de Janik Coat, qui a aussi dessiné l’affiche du prix (Autrement Jeunesse) et Pleine lune, d’Antoine Guillopé (Gautier-Languereau).
Les oiseaux, de Germano Zullo et Albertine
prix sorcières 2011
(La joie de lire) a été distingué dans la catégorie albums. Il arrive devant Monsieur cent têtes, de Ghistlain Herbera (MéMo), Rhino des villes, de Gaëtan Doremus (Autrement Jeunesse), Ombres, de Suzy Lee (Kaléidoscope) et Le roi des sables, de Thierry Dedieu (Seuil Jeunesse).
Oko, un thé en hiver, de Mélanie Rutten
prix sorcières 2011, alsj, abf, librairie mlire
(MéMo) remporte le prix dans la catégorie premières lectures. La princesse qui n’aimait pas mes princes, d’Alice Brière-Haquet (Actes Sud Junior), Zélie et les Gazzi, d’Adrien Albert (L’Ecole des loisirs, « Mouche »), L’histoire du cochon renifleur de sommeil et autres fables, de Bruno Gibert (Autrement Jeunesse) et Pomelo grandit, de Romana Badescu et Benjamin Chaud (Albin Michel Jeunesse) figuraient dans la sélection.
La petite taiseuse
prix sorcières 2011, alsj, abf, librairie mlire
de Stéphanie Bonvicini et Marianne Ratier (Naïve)
reçoit le prix dans la catégorie romans juniors. Etaient aussi sélectionnés Passeuse de rêves, de Loïs Lowry (L’Ecole des loisirs, « Medium »), Nanouk et moi, de Florence Seyvos (L’Ecole des loisirs, « Neuf »), Babyfaces, de Marie Desplechin (L’Ecole des loisirs, « Neuf ») et A quoi servent les clonws ?, d’Anne Percin (Rouergue, «DacODac »).
Le sauvage
prix sorcières 2011, alsj, abf, librairie mlire
de David Almond, illustré par Dave McKean (Gallimard Jeunesse)
est le lauréat de la catégorie romans ados. Ont été également nommés : La douane volante, de François Place (Gallimard Jeunesse), Le ciel est partout, de Jandy Nelson (Gallimard Jeunesse), Peine maximale, d’Anne Vantal (Actes Sud Junior) et Vango, de Timothée de Fombelle (Gallimard Jeunesse).
Des hommes dans la guerre d’Algérie
prix sorcières 2011, alsj, abf, librairie mlired’Isabelle Bournier, illustré par Jacques Ferrandez (Casterman) reçoit le prix dans la catégorie documentaires. Il devance Un tour du monde au Moyen Age, de Laurence Quentin et Caroline Reisser (Albin Michel Jeunesse), Petites et grandes histoires des animaux disparus, de Damien Laverdunt et Hélène Rajcak (Actes Sud Junior), Joueurs de nature, de Marc Pouyet (Plume de carotte) et Croque ! La nourrissante histoire de la vie, d’Aleksandra Mizielinska et Daniel Mizielinski (Rue du monde)