La ballade de Lila K Blandine Le Callet

06/04/2011 11:36 par bonnyportmore

  • La ballade de Lila K Blandine Le Callet

    La ballade de Lila K Blandine Le Callet

    06/04/2011 11:36 par bonnyportmore

Depuis le jour où des hommes en noir l'ont brutalement arrachée à sa mère et conduite dans un mystérieux Centre, mi-pensionnat mi-prison, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. La jeune femme, à la fois sensible, surdouée et asociale, n'a alors qu'une obsession : retrouver sa mère et sa mémoire perdue.

Dans une société sécuritaire en total décalage, où les livres n'ont plus droit de cité, Lila commence son enquête et parallèlement, son chaotique apprentissage.
Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué ou encore un chat multicolore...

Purge Sofi OKSANEN

06/04/2011 11:34 par bonnyportmore

C'est un livre venu du Nord. Un ouvrage à propos duquel les critiques semblent unanimes : "Si l'on devait n'en lire qu'un cette année, ce serait celui-là." Ironie de la situation, ce roman s'appelle Purge. Mais il paraît qu'en finnois, la langue de l'auteur, ce mot n'a aucunement le sens - d'ailleurs vieilli - de punition. "Puhdistus, c'est tout ce qui est lié à l'action de nettoyer, explique Sofi Oksanen. Nettoyer, laver, épurer, désinfecter... mais aussi purifier ethniquement, purger au sens de Staline..."

Best-seller dans les pays nordiques, Purge est en effet une potion décapante préparée par une ensorceleuse de 33 ans qui frappe d'abord par son allure. Mi-divinité gothique, mi-fée Carabosse, Sofi Oksanen a la bouche fardée de mauve, les mains peintes au henné et la tête encadrée d'immenses dread-locks roses et noires dégringolant jusque sur ses reins. Née à Jyväskylä, à 270 km au nord d'Helsinki, d'une mère estonienne et d'un père finlandais, elle a d'abord étudié la littérature puis la dramaturgie, avant de s'essayer à l'écriture. "Aussi curieux que cela puisse paraître, mon premier livre, Les Vaches de Staline, combinait boulimie et histoire soviétique, explique-t-elle. Dans le deuxième, Baby Jane, je me suis intéressée aux attaques de panique et aux désarrois de la "génération Prozac". Ce qui m'attire avant tout, ce sont les destins bâillonnés, les personnages muets, les histoires tues. S'approcher du non-dit et tenter de l'articuler, n'est-ce pas l'essence même de l'écriture ?"

Du dégoût silencieux, de l'expiation rageuse, on en trouve à chaque page de Purge (qui vient de recevoir le Prix du roman Fnac). Or, tout l'art de Sofi Oksanen consiste à s'en approcher lentement afin que ses deux protagonistes, Zara et Aliide, finissent par s'avouer à elles-mêmes les violences dont elles ont été victimes et qui ont fait de leur corps un objet de honte à vie.

Archive vivante

La première, Zara, a quitté Vladivostok peu après la chute de l'URSS et, attirée par la perspective de gagner de l'argent à l'Ouest, s'est laissé entraîner, à Berlin, dans le trafic de femmes et la prostitution. Aliide, la seconde, de deux générations plus âgée, a été surprise en train de cueillir des champignons peu après la seconde guerre mondiale, accusée d'apporter "de la nourriture à des bandits", violée par "un homme aux bottes de cuir chromé", et jetée dans un fossé.

En 1992, un an après l'indépendance de l'Estonie, Zara, fuyant son souteneur, vient s'échouer dans le jardin d'Aliide, en Estonie occidentale, et implore sa protection. Aliide est alors envahie par la terreur de la jeune femme, comme si son corps était une archive vivante : "Bon sang, comment se souvenait-il (son corps) de cette angoisse, s'interroge-t-elle. Comment s'en souvenait-il si bien qu'il était prêt à la partager dès qu'il l'apercevait dans les yeux d'une inconnue ? " Dans la suite du roman, il sera question de jalousie entre soeurs, de collaboration pendant la guerre, d'amour caché, d'une photo recouverte de pelures d'oignon, de dénonciations arbitraires, d'ennemis du peuple, d'arrestations, de secret de famille - ne soyons pas trop précis, la qualité du suspense tient justement à la lente distillation des informations... En tout cas, ce qui lie les personnages d'Oksanen et fait le socle de son livre, c'est ce couple peur-honte et tout ce qui gravite autour, faute, culpabilité, rédemption... On dirait, pense Aliide, qu'elles - la peur et la honte - ne se sont "jamais absentées ". Qu'elles sont "justes allées se promener et que le soir venu, elles rentrent à la maison".

Pour purger ces abcès qui purulent en secret comme des rivières souterraines, Sofi Oksanen a lu tout ce qu'elle a pu trouver sur le viol en temps de conflit. "Les victimes présentent toutes le même genre de traumatismes, souligne-t-elle. Elles se lavent sans arrêt, le corps, les mains, et évitent de regarder les autres dans les yeux... C'est pour ça qu'au début j'avais conçu Purge comme une pièce de théâtre. Le théâtre vous force à regarder en face ce qui est fait pour rester caché."

Métaphoriquement, l'auteur veut aussi "laver" l'honneur perdu des petits pays baltes successivement occupés par l'Armée rouge, conquis par les Allemands, repris par les Russes, méprisés par Moscou et désormais négligés par les Européens de l'Ouest. Pour cela, elle a fouillé les archives d'anciens officiers du KGB, "des déserteurs qui, à la fin de l'occupation soviétique, n'avaient pas détruit leurs archives". Résultat : son roman agit un peu comme le film de Florian Henckel von Donnersmarck, La Vie des autres. Il inquiète, il dérange, il captive... Bref, il ne s'oublie pas.

Passé sous silence Alice FERNEY

06/04/2011 11:32 par bonnyportmore

  • Passé sous silence Alice FERNEY

    Passé sous silence Alice FERNEY

    06/04/2011 11:32 par bonnyportmore

C'est l'histoire d'un colonel et d'un général. Le premier, appelé ici Paul Do-nadieu, est un peu oublié, bien qu'à l'époque, notamment après l'attentat qu'il perpétra contre le général de Gaulle, en août 1962, Jean Bastien-Thiry, de son vrai nom, incarna toutes les actions menées par les putschistes ­opposés à la politique du chef de l'Etat en faveur de l'auto­détermination de l'Algérie. Le second ? On vient de le nommer : Jean de Grandberger, alias Charles de Gaulle. Deux hommes donc, avec en toile de fond la tragédie algérienne, les déchirements politiques, les haines et les remords. « Il est plus aisé de consigner la guerre en général que la guerre d'un seul soldat », écrit Alice Ferney. La difficulté était donc de revisiter ces hommes de l'intérieur, de tenter de comprendre les leviers qui font qu'un homme veut en assassiner un autre et ceux qui conduisent le second à refuser la grâce au premier. Car Donadieu/­Bastien-Thiry fut fusillé le 11 mars 1963, au fort d'Ivry, à la suite d'un procès expédié par un tribunal militaire d'exception. Alice Ferney ne juge pas mais veut dépasser les images d'Epinal pour reconstituer des itinéraires et des motivations. Le colonel : droiture, fidélité, honneur, Dieu et fourvoiement dans une entreprise perdue et téléguidée par d'autres moins scrupuleux. Le général ? C'est l'homme d'Histoire qui veut continuer à l'écrire, d'abord isolé et rongeant son frein dans sa traversée du désert, puis conquérant et impitoyable. Un roman très documenté, sensible, qui interroge un passé qui, lui aussi, ne passe pas.

Jeanne Benameur les insurrections singulières

06/04/2011 11:31 par bonnyportmore

  • Jeanne Benameur les insurrections singulières

    Jeanne Benameur les insurrections singulières

    06/04/2011 11:31 par bonnyportmore

l en va des livres comme des bijoux : certains sont plus précieux que d’autres. Les insurrections singulières font partie de ceux-là. Dans un seul élan, il nous dit la rage d’Antoine, la quarantaine, éternellement décalé, à l’école, à la fac, à l’usine, à la recherche d’autre chose, de son rêve quand il était môme."La rage, c’est ne pas pouvoir aimer ce qu’on désire". Mais que désire-t-il au fond ? Avec lui, Jeanne Benameur nous fait traverser ses moments de doute, d’errance dans une société globalisée qui est la nôtre où nous n’avons "plus d’exemples à donner à nos enfants". Comment trouver seul sa place dans le monde ?

Laurent Gaudé la mort du roi Tsongor

06/04/2011 11:27 par bonnyportmore

  • Laurent Gaudé        la mort du roi Tsongor

    Laurent Gaudé la mort du roi Tsongor

    06/04/2011 11:27 par bonnyportmore

Au sein d'une Afrique ancestrale, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate. Le roi s'éteint mais ne peut reposer en paix dans sa cité dévastée. A son plus jeune fils, Souba, échoit la mission de parcourir le continent pour y construire sept tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré — et aussi le haïssable — roi Tsongor.

Boyne Le garçon au pyjama rayé

06/04/2011 11:26 par bonnyportmore

  • Boyne Le garçon au pyjama rayé

    Boyne Le garçon au pyjama rayé

    06/04/2011 11:26 par bonnyportmore


Quelques mots sur l'auteur : John Boyne est né à Dublin en Irlande en 1971. Il a fait des études de littérature, suit des cours d'écriture puis sera professeur à l'université d'East Anglia. A 20 ans, il commence à écrire et en particulier dans le Sunday Tribune. Son premier roman "The thief of time" date de l'an 2000, c'est le début d'une série de 7 romans dont le 4ème est "Le garçon en pyjama rayé". Ce dernier livre a reçu un grand nombre de prix comme le Irish Book Award Children's book of the Year ou le Irish Book Award Listener's Choice Book of the Year. Il a été traduit en 20 langues et a été adapté à l'écran par le réalisateur Mark Herman.
RESUME : Bruno 9 ans, qui vivait à Berlin avec sa famille dans les années 39-45, ne connaît pas véritablement les véritables fonctions de son père. Il va les découvrir petit à petit après leur soudain
déménagement dans un endroit isolé où il découvre par la fenêtre de sa chambre la présence d'hommes et d'enfants de tous âges qui vivent toute la journée en pyjama rayé. Il fera la connaissance dans ce camp de concentration, alors qu'il n'est pas censé être en contact avec ces gens-là, d'un jeune garçon de son âge Shmuel avec qui il se lie d'une très forte

BOTTERO Tour B2, Mon amour

06/04/2011 11:24 par bonnyportmore

  • BOTTERO Tour B2, Mon amour

    BOTTERO Tour B2, Mon amour

    06/04/2011 11:24 par bonnyportmore

BOTTERO LA quête D'Ewilan

06/04/2011 11:21 par bonnyportmore

  • BOTTERO LA quête D'Ewilan

    BOTTERO LA quête D'Ewilan

    06/04/2011 11:21 par bonnyportmore

Si rien ne distingue Camille des autres élèves de sa classe, l’adolescente est néanmoins très différente de ses semblables. Incroyablement surdouée, ignorée par ses parents adoptifs, elle se retrouve un beau jour propulsée dans un monde parallèle aux multiples dangers. En compagnie de son ami Salim, Camille apprend qu’elle se nomme Ewilan, qu’elle appartient à l’empire de Gwendalavir et qu’elle a le pouvoir de le sauver… Du fantastique, du rêve et de l’amitié : cette saga sans défaut est une rareté. Trois tomes.


Avis : Roman fantatisque très bien écrit. Pierre Bottero sait tenir le lecteur en haleine en provoquant des rebondissements. Chaque personnage a une personnalité bien définie et est de plus en plus attachant au fil du roman. L'idée de départ est originale avec ce pouvoir de rendre les dessins réel de naviguer dans des mondes parallèles. Un roman qui fait rêver qui possède des thèmes forts: l'amitié, la recherche parentale .

BLOG Jean Phlippe Blondel

06/04/2011 11:10 par bonnyportmore

  • BLOG Jean Phlippe Blondel

    BLOG Jean Phlippe Blondel

    06/04/2011 11:10 par bonnyportmore

Révolté par cette trahison, par ce " viol virtuel ", le narrateur décide de ne plus adresser la parole à son père. Pour se racheter, ce dernier lui fait un don... une plongée dans le passé qui ne sera pas sans conséquence. Un roman de la filiation et de l'écriture intime.



Avis : Viol de l'intimité durant l'adolescence. Réflexion sur le blog, à quoi sert il, pourquoi ce besoin d'utiliser "outil public" tout en voulant garder un jardin secret. La lecture du blog par le père va au delà de la réaction de l'adolescent créait un véritable lien en permettant au narrateur de découvrir son père, son secret sa sensibilité.

suspendue

03/02/2011 20:01 par bonnyportmore

Elle ne raconta pas cet épisode à Vincent. Il était à des kilomètres, que pouvait-il faire pour elle ?
Elle ne raconta pas sa douleur, ce deuil qu’elle devait maintenant affronter. Elle savait désormais que Vincent ne lui donnerait jamais d’enfant. Sa vie était en suspend.