Plusieurs fois Antoine avait essayé d'engager la conversation , mais Léa demeurait impassible. Elle ne lâchait aucune émotions qui aurait laisser espérer Antoine, lui ouvrir une porte. Elle se jouait de lui, il en avait conscience mais malgré tout, elle l'intriguait. Il n'avait jamais rencontré une personne comme ça, une beauté froide.
Antoine était persuadé que Léa, derrière cette carapace, était une personne sensible. Même si il ne se l'expliquait pas, il le ressentait.
Un jour, Léa arriva en larmes dans l'amphithéâtre. C'était bien la première fois qu' Antoine la voyait dans une telle détresse. Ce n'était plus celle qui connaissait, son air hautain avait disparu, elle avait brisé son masque pour oser montrer son moi authentique. Il en fut touché.
Quel évènement avait pu la bouleverser à ce point? Il prit son courage à deux mains et s'approcha de Léa. Sans réfléchir, il lui posa une main sur l'épaule, le contact lui fit l'effet d'un électrochoc: un frisson lui traversa le dos.Il n'avait jamais ressenti un tel impact auparavant. Elle lui lança un regard humide et esquissa un sourire.
rencontre
11/05/2009 17:18 par bonnyportmore
rencontre
11/05/2009 17:18 par bonnyportmore
Antoine, avait cherché un petit appartement avec ses économies. Il rêvait au moment , où Léa et lui s'installeraient dans ce qu'ils appelaient "leur chez eux".
En attendant, ce jour, il vivait depuis deux ans , dans un appartement sans charme, rue du Faubourg Montmartre. Il avait rencontré Léa, à la faculté, elle préparait sa thèse de droit et lui souhaitait rentrer à l'école de la magistrature. Au début, elle ne l'intéressait pas , il lui trouvait un air hautain , une assurance, qui le mettait mal à l'aise.
le ciel
08/05/2009 10:19 par bonnyportmore
le ciel
08/05/2009 10:19 par bonnyportmore
On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemin.
Je me sens toute bouleversée . Bouleverser par la vie. Emotions intenses. J'ai hâte de te revoir. La vie nous réserve bien des surprises et j'entrevois mon ciel , remplis d'étoiles.... Flash back sur le passé, j'avance vers moi. Mes larmes, témoins de mon authenticité. Je suis touchée. Cette carapace éclate! Laisser couler... vivre enfin . Se laisser porter par l'autre, se laisser aimer....
Septembre, Mayann se souvient bien de cette journée : son père était rentré et avait réuni la famille pour annoncer une nouvelle. Conseil d’état, la nouvelle était tombée comme un couperet, sa mère pleurait ; il parlait d’une autre !
Une autre qui faisait subitement irruption dans leur vie, une autre qui briserait à jamais cette image parfaite de couple aimant, que semblait former son père et sa mère.
Désormais elle vivrait avec cette faille. Sa mère détestait les hommes, qu’elle avait toujours jugés comme des êtres incapables, faibles. Elle en parlait avec mépris ce qui irritait Mayann au plus haut point. Elle aurait voulu se libérer de cette image masculine mais s’affranchir d’une éducation où la supériorité de la femme était mise en exergue , était une lutte sans fin…
Mayann avait croisé quelques hommes pour qui elle avait ressenti ce mépris, les rabaissant à des êtres aux bas instincts. Elle se détestait quand elle voyait les hommes comme des êtres vicieux.
Malheureusement, sa relation avec Vincent l’avait de nouveau confortée dans cette vision erronée de la gente masculine.
Leur rencontre fut le fruit du hasard.
Enfance
22/04/2009 17:11 par bonnyportmore
Enfance
22/04/2009 17:11 par bonnyportmore
Mayann était née dans une petite ville, bien loin de Paris. elle y avait vécu une partie de son enfance . Que de souvenirs, l'odeur des tartines chaudes au retour d'école, les noëls quand chacun attendait impatiemment dans son lit , l'alerte paternelle..elle aurait tant aimé que ça dure. Le déménagement soudain, l'avait brutalement éloigné de ses amies et telle une paria elle avait du s'adapter à l'inconnu.
" Etre réaliste ": combien de fois ,avait elle entendu cette petite phrase sournoise? Lla réalité lui giglait au visage. Elle était tellement encrée dans le réel qu'elle en avait oublié ses réves. que d'espoir s envolés,de bonheurs perdus...
Mayann aurait voulu qu'on soit fière d'elle mais aux yeux de sa mère, elle ne demeurait q'une petite fille ordinaire. Elle aurait aimé des bras pour l'envelopper ...
Elle s'isolait parfois pour pleurer pour evacuer cette tristesse accumulée au fond d'elle même. Ses émotions servaient de base solide dans l'écriture de son manuscrit.
Mayann était une solitaire. Depuis son arrivée dans la capitale, son cercle social s’était considérablement restreint. La grandeur de la ville l’oppressait parfois mais elle l’aimait pourtant. Mayann avait enfin trouvé un port d’attache, un endroit qui lui correspondait, qui nourrissait ses envies, sa curiosité.
Elle se mit à rêvasser. Que de souvenirs empreints d’une certaine nostalgie ! Encore aujourd’hui, certains lieux de la capitale encore chargés émotionnellement, lui serraient la gorge. Vincent, son premier amour avait laissé des traces ….
Elle l’avait tellement aimé, elle aurait tout sacrifié pour lui. Mais, leurs chemins s’étaient séparés inéluctablement. L’ambition de Vincent avait eu raison de leur couple et Mayann avait préféré partir. Juste une question de survie…